Gare des Brotteaux

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Une première gare des Brotteaux a été installée à la fin du règne de Napoléon III. Elle a été ensuite entièrement détruite puis reconstruite en 1908. De vaste dimension, le nouveau bâtiment se rapprochait des gares parisiennes de l'époque. En août et septembre 1914, elle est l'une des principales gares de l'agglomération lyonnaise servant au départ des troupes vers le Front. L’État-major français, qui croyait à un conflit de courte durée, doit rapidement s'organiser afin de soutenir une guerre qui s'annonce longue et coûteuse en vies humaines. La ville de Lyon offre une situation privilégiée, de par ses infrastructures et son éloignement de la ligne de front.

L'agglomération accueille ainsi un grand nombre d’hôpitaux où les blessés passent leur convalescence ainsi que des établissements spécialisés dans la rééducation et l’appareillage des amputés. Comme à Perrache, la gare des Brotteaux se transforme durant le conflit en centre de réception et de tri des grands blessés et rapatriés du front envoyés se faire soigner dans la région lyonnaise. Pour les recevoir, des cérémonies à caractère patriotique sont organisées et présidées par des personnalités locales.

Bibliographie

  • Gérard Chauvy, Lyon disparu (1880-1950) (Lyon: Editions lyonnaises d'Art et d'Histoire, 2010), 98.
  • Francis Guyot et Philippe Valode, Lyon et VIlleurbanne à travers la carte postale ancienne (Lyon: HC éditions, 2004), 84.