Ecole de rééducation professionnelle des blessés de la guerre (dite Ecole Maréchal-Foch)

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Pour répondre à l’affluence de blessés militaires, et devant la multitude des postulants à la première école rue Rachais, il fallut songer à l’ouverture d’une seconde école qui vit le jour, sur le plateau du Point-du-Jour, chemin de Tourvielle, dans un vaste domaine municipal de sept hectares. Après une rénovation du bâtiment de ferme, cette nouvelle école put accueillir dès le 14 mai 1915, vingt sept élèves cordonniers et deux horticulteurs.  A la fin du mois de juin, l’établissement comptait cinquante-trois membres cordonniers, tailleurs et horticulteurs puis le 9 juillet se joignirent neuf menuisiers. Ces activités étaient donc mutées depuis la rue Rachais qui conservait les comptables, relieurs et fabricants de jouet.

C’est donc le 11 juillet 1915 qu’eut lieu l’inauguration officielle de cette école par le sous-secrétaire d’Etat du service de santé, M. Justin Godart. Puis l’école s’agrandit encore en novembre 1915  pour accueillir orthopédistes et radiotélégraphistes. Si le président fondateur n’est autre que le maire de Lyon, on retrouve dans le conseil d’administration des industriels à l’instar de Joseph Gillet, les frères Lumière, Jean Coignet, président de la chambre de commerce et des hommes de médecine: le doyen Hugounenq, doyen de la faculté de médecine, les docteurs Nové-Josserand, Pont et Sollier.

Bibliographie

  • Gustave Hirschfield, Une école de rééducation professionnelle des Grands blessés de la guerre : Tourvielle (Lyon: A. Rey, 1917).
  • Marius Carle, Les écoles professionnelles de blessés (Lyon: A. Rey, 1915).