Clotilde Bizolon

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Clotilde Bizolon (1871-1940) décide de participer à l’effort de guerre suite à la mobilisation de son fils Georges. Dès le 11 août 1914, elle installe dans le hall de la gare de Lyon-Perrache un stand offrant aux soldats en transit de quoi se restaurer (café, vin, pain) et du réconfort moral. « Venez les petits, n’ayez craintes, ici, c’est gratuit » tels étaient les mots de Clotilde Bizolon. Les poilus en transit se pressent alors à la cantine de celle qu’on surnomme désormais la « Mère Bizolon » ou « Maman des poilus ». Afin de poursuivre son action caritative, baptisée « Le Déjeuner du soldat », elle s’appuie sur la générosité des soldats, de ses amis et voisins ainsi que sur un riche donateur américain, John Jacob Hoff. La reconnaissance officielle du bien-fondé de son œuvre arrive tardivement et débouche sur la construction par la ville, d’un abri en dur tout équipé, édifié à l’extérieur de la gare de Lyon Perrache devant l’entrée de l’hôtel Terminus. La cantine de madame Bizolon accueille les soldats jusqu’au 28 juin 1919.

Reconnue symbole de la mobilisation civile lyonnaise, elle reçoit la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur en 1929. Elle reprend son action en faveur des soldats au début de la Seconde Guerre mondiale mais décède le 3 mars 1940 suite à une agression à son domicile. Une rue porte son nom dans le quartier d’Ainay.

Bibliographie

  • BENOIT Bruno, CORNELOUP Georges, Dictionnaire historique de Lyon (Lyon, 2009).
  • BUTIN Jean, Ces lyonnaises qui ont marqué leur temps, passionnées, fascinantes, légendaires, (Lyon, 1999).
  • Service départemental de l’office national des anciens combattants, Lyon 14-18, Lyon et sa région dans la grande guerre (Lyon, 2008).