L'infirmerie de la gare des Brotteaux

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La ville de Lyon par sa grande tradition hospitalière, la richesse de ses infrastructures et la qualité de son personnel médical devient une terre d’accueil pour les blessés lors de la première guerre mondiale. Le fait que la ville soit éloignée du front et placée sur l’axe d’évacuation des chemins de fer PLM, Paris-Lyon-Méditerranée, permet à Lyon de tenir un rôle majeur dans le traitement des malades et des grands blessés de guerre. Dès les premiers mois de la guerre, les trains sanitaires arrivent à Lyon. Malgré l’importante capacité d’accueil, les hôpitaux de la ville (Hôtel-Dieu, la Croix-Rousse, Desgenettes) vont être très vite débordés devant la grande affluence des blessés. A côté des hôpitaux dits permanents, vont alors être organisés des hôpitaux dits temporaires, dans tous les espaces d’une capacité d’accueil assez importante, disponibles et aménageables de la ville, et répartis en plusieurs catégories. Parmi ces catégories d’hôpitaux temporaires, se trouvent les infirmeries de gare.

A partir du mois de novembre 1915, la gare de triage de la Part Dieu est remplacée par celle des Brotteaux. Elle se transforme en infirmerie et devient la principale gare d’arrivée des grands blessés évacués du front ou rapatriés d’Allemagne. Elle reste en service jusqu’en janvier 1919 comme l'infirmerie de Vaise.

Bibliographie

  • ONAC, Musée militaire de Lyon et sa région, Lyon 14-18 : Lyon et sa région dans la Grande Guerre (Lyon, 2008).
  • "Les hôpitaux complémentaires pendant la Grande Guerre", http://www.museemilitairelyon.com/.