Le poste de secours de la gare Perrache

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La ville de Lyon par sa grande tradition hospitalière, la richesse de ses infrastructures et la qualité de son personnel médical devient une terre d’accueil pour les blessés lors de la première guerre mondiale. Le fait que la ville soit éloignée du front et placée sur l’axe d’évacuation des chemins de fer PLM, Paris-Lyon-Méditerranée, permet à Lyon de tenir un rôle majeur dans le traitement des malades et des grands blessés de guerre. Dès les premiers mois de la guerre, les trains sanitaires arrivent à Lyon. Malgré l’importante capacité d’accueil, les hôpitaux de la ville (Hôtel-Dieu, la Croix-Rousse, Desgenettes) vont être très vite débordés devant la grande affluence des blessés. A côté des hôpitaux dits permanents, vont alors être organisés des hôpitaux dits temporaires, dans tous les espaces d’une capacité d’accueil assez importante, disponibles et aménageables de la ville, et répartis en plusieurs catégories. Parmi ces catégories d’hôpitaux temporaires, se trouvent les infirmeries de gare.

La gare de Perrache n’est pas une infirmerie à proprement parler mais plutôt un poste de secours pour blessés en transit et dispose de deux cantines : une cantine militaire tenue par la Croix Rouge et une cantine créée et tenue bénévolement par Clotilde Bizolon.

Bibliographie

  • ONAC, Musée d'histoire militaire de Lyon et sa région, Lyon 14-18 : Lyon et sa région dans la Grande Guerre (Lyon, 2008).
  • "Les hôpitaux complémentaires pendant la Grande Guerre", http://www.museemilitairelyon.com/.