Poudrerie Saint-Fons

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Au début du XXème, l’agglomération possède, sur le territoire de la nouvelle commune de Saint-Fons, le plus grand ensemble chimique de France. Il rassemble plusieurs usines exploitées par différentes entreprises avec, en particulier, la fabrication d’acide sulfurique par Saint-Gobain et celle de saccharine, vanilline, lances-parfums, etc. par la Société chimique des usines du Rhône (SCUR). L’industrie chimique lyonnaise s’engage massivement dans les productions militaires mais ce sont les entreprises extérieures qui font les plus gros investissements. La SCUR développe fortement sa production de phénol pour le Service des poudres à Saint-Fons. La société assure aussi à partir de 1917 la plus grande partie de la fabrication française du gaz de combat ypérite. Saint-Gobain augmente fortement sa production d’oléum synthétique et d’acide nitrique à Saint-Fons. Face à la pénurie dramatique de produits chlorés, jusqu’alors surtout fabriqués dans le Nord occupé, ce sont bien les Ets Gillet, avec des partenaires parisiens, qui s’engagent en 1915 dans une société commune Le Chlore liquide. La nouvelle usine est construite à Pont-de-Claix, près de Grenoble, du fait des importants besoins hydroélectriques. La chimie lyonnaise s’inscrit donc de plus en plus dans une organisation nationale. Pour répondre à la demande en poudre, de nombreux immigrés et en particulier des Chinois travaille dans la poudrerie Picard de Saint-Fons pour subvenir aux besoins militaires.

Bibliographie

  • "Le Progrès , 23 janvier 1917," .
  • "Le Progrès , 16 février 1917," .
  • "Le Progrès , 11 novembre 1919," .
  • Cayez Pierre, Rhône-Poulenc. 1895-1975, (Paris: A.Coline Masson, 1988).
  • Laférrère Michel, 500 années lumière : mémoire industrielle, «Des colorants à la grande chimie organique (XIXe -XXe siècle)» (Paris: Plon, 1991), p.181-223.