Le Stade Gerland

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Au début du XXème siècle, il n’y a pas véritablement de stade digne de ce nom à Lyon. En 1914, l’Exposition internationale propose une section sport et éducation physique. On se pose alors la question de la construction d’équipements omnisports comprenant une piscine et un stade qui seraient à l’usage des lyonnais. Edouard Herriot, à qui l’idée plait, persuade le conseil municipal de débloquer les fonds pour la construction d’un stade sur les plans de Tony Garnier.

Le projet "Lyon-Stade"comportait non seulement le stade proprement dit mais encore: un quartier des athlètes, un quartier des cyclistes, une piscine, des tennis, des restaurants et les bâtiments de servic et d'habitation du personnel. Le "stade de Gerland" devait s’inscrire dans le cadre de l’Exposition internationale urbaine de 1914 au même titre que les abattoirs, mais en raison des délais de réalisation, seule une piste cyclable, une piste de course, une piscine, des terrains de tennis ainsi que des vestiaires furent réalisés. Conçu à la manière antique, c'est-à-dire avec des gradins de plein-air, le stade pouvait, dans sa version première, recevoir entre vingt-cinq et trente mille personnes. C'est sans doute l'oeuvre la plus "romaine" de Tony Garnier avec ses quatres entrées qu'il avait prévu ornées de monumentales statues d'athlètes et ses galeries à arcades.

Le chantier débute en janvier 1914 dans un quartier en développement, proche de la halle édifiée par Tony Garnier pour abriter l’Exposition internationale. Les travaux ralentissent pendant la Première Guerre mondiale à cause du manque d’ouvriers. On fait alors appel aux prisonniers de guerre allemands puis aux immigrés asiatiques pour travailler sur ce chantier. Les travaux reprennent normalement en 1919, le stade est inauguré en 1926.

Depuis 1967 le stade de Gerland est inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

Bibliographie